Auteur : blum_m

[Diplômée] Christine LeBlanc. Le dessin performatif comme lieu de rencontre. Amos.

Le dessin performatif comme lieu de rencontre, du 20 janvier au 19 mars prochain, au Centre d'exposition d'Amos dans le cadre de sa tournée en Abitibi-Témiscamingue. 

Le vernissage aura lieu le vendredi 20 janvier à 17h

Cette exposition se veut un lieu performatif où l’authenticité, la subjectivité, la répétition, le grotesque, la caricature l’emportent sur les règles préétablies véhiculées par l’histoire de la peinture et sur les nouveaux stéréotypes rattachés aux selfies. Par l’intermédiaire de l’animation, de la peinture et du dessin, Christine LeBlanc, diplômée de la maîtrise, y expose tout le développement d’un regard subjectif faisant écho à l’évolution du genre de l’autoportrait en peinture. Le grotesque et la caricature deviennent donc le meilleur moyen pour (re)questionner l’essence même du besoin d’autoreprésentation et mieux comprendre la rapidité et l’éphémérité où la technologie nous renvoie aujourd’hui. 

Image © Centre VOART de Val d'Or

Laetitia de Coninck obtient une bourse d'excellence en recherche ReVe

Nous tenons à féliciter les deux étudiant.e.s lauréat.e.s des bourses d’excellence en recherche ReVe, Alexandre Côté-Perras et Laetitia de Coninck pour l’excellence de leur dossier académique et la pertinence de leur projet par rapport aux objectifs du Groupe de recherche interdisciplinaire sur le végétal et l'environnement (GRIVE) et aux axes thématiques proposés par le partenariat ReVe.

Les bourses d’excellence en recherche ReVe, d’un montant de 5000$ chacune, visent à stimuler et à célébrer la qualité des recherches menées par des étudiant·e·s de 2e et de 3e cycles dirigé.e.s ou co-dirigé.e.s par un.e des chercheur.e.s de GRIVE.

Toutes nos félicitations aux lauréat.e.s!

Alexandre Côté-Perras : étudiant de 3e cycle au Département d’études littéraires (UQAM), son projet doctoral, intitulé « Écologies littéraires : savoirs et imaginaires du territoire, suivi de Chemins de ronde », examine la validité de la création littéraire comme source de sensibilisation et de réflexion écologiques. Il pose l’hypothèse que les œuvres narratives peuvent influencer les mentalités en offrant des alternatives aux imaginaires dominants responsables de la mise à distance de l’environnement naturel. Alexandre est dirigé par Jonathan Hope.

Laetitia de Coninck : artiste multidisciplinaire, candidate à la maîtrise en arts visuels et médiatique (UQAM), Laetitia s’intéresse aux rapports entre le corps humain et le corps végétal dans une approche géopoétique, processuelle et collaborative. L’objectif de sa recherche est de créer un environnement hybride (à l’intersection de l’installation, de la performance et du laboratoire), nous invitant à la coprésence avec l’autre végétal. Laetitia est co-dirigée par Rachel Bouvet et par Andrée-Anne Dupuis Bourret.

Maria Claudia Quijano reçoit la Bourse Marc-Plamondon pour la sculpture et l'installation

Maria Claudia Quijano - Écomusée du Fier Monde / Montreal / Canada / 2022-06-01, Photo © Marc Gibert / adecom.ca

La Bourse Marc Plamondon pour la sculpture et l’installation, créée en 2021 et dotée de 5000 $, est remise à un étudiant ou une étudiante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques qui s’illustre par sa créativité dans les domaines de la sculpture ou de l’installation et par son engagement social et politique.

Maria Claudia Quijano est la seconde récipiendaire de cette bourse.

"Dans ma pratique artistique principalement installative, je combine la sculpture, la photographie, la peinture abstraite, le collage et le transfert d’image sur différentes surfaces. Mes œuvres matérialisent mon intérêt sur la façon d’habiter l’espace, qu’il soit privé, public, intérieur ou extérieur. Les découvertes réalisées lors de mes promenades me font réfléchir aux manières possibles d’articuler ces espaces intimes et environnants.

Après mon arrivée à Montréal, j’ai investi l’espace de la rue comme source d’inspiration et de collecte de matériaux pour mes créations artistiques. Mes parcours, même les plus coutumiers, sont riches en rencontres avec l’inattendu, le spontané, l’éphémère et le précaire. Le défi de créer à partir de matériel rejeté ou considéré comme un déchet me motive particulièrement. J’attribue des nouvelles utilités aux matériaux et aux objets trouvés sur mon chemin. Je cherche à traduire la beauté des choses simples, quotidiennes et défectueuses en mettant en valeur l’esthétique des imperfections causées par leur usage. Je veux toujours donner à l’objet et au matériau la possibilité de raconter une nouvelle histoire sans négliger une partie de la sienne. Ces derniers mots résument aussi ma vision de l’immigration et de ma vie au Québec".

Leyla Majeri récipiendaire de la Résidence Intersections 2022

Leyla Majeri

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM sont heureux d'annoncer que l’artiste Leyla Majeri est la récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, édition 2022.

Leyla Majeri s’intéresse à l’installation sculpturale et au film d’animation expérimental portant une attention particulière aux écologies se situant entre la matière, l’imaginaire et le politique. Ses recherches en cours puisent dans les approches fictionnelles de l’ethnographie, la biologie spéculative et les formes de connaissances intangibles. Dans le cadre de la résidence, Majeri compte développer un nouveau corpus sculptural en explorant sur place des savoir-faire, des matériaux, des notions et des conditions qui puissent composer avec l’écologie du lieu. Son travail a été présenté notamment au centre d’art actuel Circa, à la Galerie de l’UQAM, à Arprim, à la Parisian Laundry, à Eastern Bloc, à Paved Arts  (Saskatoon) et au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli).

Le jury de cette année, présidé par Mariza Rosales Argonza, chargée de projets par intérim – diversité culturelle dans les arts du Conseil des arts de Montréal, était composé de Romeo Gongora, professeur à l‘EAVM, Marie-Josée Lafortune, directrice du centre d’art contemporain OPTICA et de la commissaire Ji-Yoon Han.

La Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion récompense des artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM. Les artistes lauréats ont accès, notamment, aux ateliers techniques spécialisés de l’École des arts visuels et médiatiques, à un studio de création ainsi qu’à une résidence de recherche au Centre d’art contemporain OPTICA. Un accompagnement professionnel est aussi offert par les structures partenaires.

Pour plus d'informations sur la Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, veuillez consulter le site: https://eavm.uqam.ca/babillard/intersections-residence-de-recherche-creation-et-production-appel-de-candidature/

Site web de Leyla Majeri
https://leylamajeri.blogspot.ca/

Portes ouvertes, résidence de création au Domaine Forget de Charlevoix

Vendredi 20 mai 2022 de 14h à 18h

Les artistes en résidence au Domaine Forget ont le plaisir de vous convier à leur journée Portes ouvertes, le vendredi 20 mai 2022 en après-midi, afin de clore leur séjour à Saint-Irénée. Depuis le 7 mai, ces vingt étudiant.e.s à la maîtrise en arts visuels de l’UQAM et de l’Université Laval s’activent sur le terrain et dans plusieurs bâtiments du domaine. Venez les rencontrer et échanger sur leurs recherches et leurs créations qui se déclinent sous de multiples formes tant visuelles que sonores, parfois furtives et mouvantes, mais toujours engageantes. Cette activité s’inscrit dans le cadre des cours de second cycle AVM8120 - Stage de création en résidence au Domaine Forget (UQAM) et ARV-6200 : Sujet spécial en art (ULaval). Le stage-résidence est encadré par Manon De Pauw (UQAM) et Alexandre David (ULaval).


Artistes :
Annie-Kim Rainville
Clara Painchaud
Delphy Boudreau
Danielle Cormier
Édouard Reny Coulombe
Laurence Dauphinais
Mathieu Lef Bouchard
Mathieu P. Lapierre
Mathilde Demoli
Maxence Croteau
Morgane Clément-Gagnon
Jacinthe Marcoux-Derasp
Julia Duranleau
Julie Desrosiers
Joanni Grenier
Maggy Flynn
Marie Lemieux
Mélodie Claire Jetté
Vénetia
Vincent Thériault


Site web : residence-creationdf2022.uqam.ca
Événement Facebook : 
https://fb.me/e/1RvKt1oOa


Merci aux partenaires : École d’art de l’Université Laval, École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Faculté des arts de l'UQAM, Domaine Forget de Charlevoix, Fondation René Richard.

Rémi Belliveau reçoit la bourse Bronfman 2022

L'artiste interdisciplinaire obtient l'une des deux prestigieuses bourses en art contemporain d'une valeur de 60 000 $.

L’artiste Rémi Belliveau, qui complète une maîtrise en arts visuels et médiatiques, et la finissante à la maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia Diyar Mayil reçoivent la prestigieuse Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain 2022.

D’une valeur de près de 60 000 dollars chacune, pour une durée de deux ans, ces bourses offrent aux personnes lauréates la reconnaissance et le soutien indispensables au perfectionnement de leurs œuvres et à l’avancement de leurs recherches créatrices, à un moment important de leurs parcours, alors qu’elles passent de la sphère universitaire au milieu professionnel. Les bourses sont remises chaque année à deux personnes finissantes ou diplômées de la maîtrise ou du doctorat en arts visuels ou médiatiques de la Faculté des arts de l’UQAM et de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia.

«L’appui financier de la Fondation Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain est inestimable pour les artistes en début de carrière, estime la doyenne de la Faculté des arts de l’UQAM Joanne Lalonde. Cette bourse leur permet de s’investir dans leur travail de recherche et de création et leur assure une transition plus sereine vers le milieu professionnel.»  

Le parcours de Rémi Belliveau

Artiste interdisciplinaire, trans et non binaire, Rémi Belliveau est originaire de Belliveau-Village dans la Vallée de Memramcook au Nouveau-Brunswick, un hameau acadien situé sur le Mi’kma’ki, territoire ancestral du peuple Mi’kmaq.  

Dans son travail de création, l’artiste cultive des capacités d’auto-analyse et de sens critique, et s’attache à déconstruire et à reprogrammer les fondements, les structures et les imaginaires de la culture acadienne. 

Depuis 2012, les œuvres de Rémi Belliveau ont été présentées dans plusieurs événements et expositions de groupes, comme Les Histoires Nécessaires (commissaire : Véronique LeBlanc, 2019) à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen de l’Université de Moncton, Art in the Open 2017, à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), et Writing Topography (commissaire : Corrina Ghaznavi, 2015) à la Galerie d’art Beaverbrook, au Nouveau-Brunswick.

En 2020, la Galerie de l’UQAM a présenté Hier semble si loin / Chapitre 4 / Jean Dularge, son exposition de fin de maîtrise en arts visuels et médiatiques. L’année précédente, la première exposition solo de l’artiste, Dissonances rurales, a été montée à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen de l’Université de Moncton, sous la direction de Nisk Imbeault. 

En 2021, Rémi Belliveau a été finaliste (Atlantique) du Prix Sobey pour les arts, une distinction qui lui a valu une place dans l’exposition finale au Musée des beaux-arts du Canada (commissaire : Josée Drouin-Brisebois).

Le Forum recherche-création 2022 est en ligne

Lancement du site internet du colloque annuel de la maîtrise en arts visuels et médiatiques

Montréal, le 5 mai 2022

Les personnes étudiantes à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQAM sont heureuses d'annoncer le lancement officiel du site internet du colloque annuel Forum recherche-création 2022. Sur cette plate-forme, vous aurez la possibilité de visionner les présentations qui ont eu lieu lors de l'événement des 21 et 22 avril dernier. De plus, un lien vous permet d'avoir accès aux résultats des parcours de recherche de chaque personne étudiante.

Site Internet : https://www.researchcatalogue.net/view/1514327/1514328

Stanley Wany à la Galerie d'art d'Ottawa

Ces âmes de titane

Rassemblées placidement sur le sable

Au fond de l’océan

Vers lequel elles ont couru

Havre de paix qu’elles seules pouvaient voir.

— Ashley Parks, extrait de In Memory of Those Who Chose the Sea [À la mémoire de ces âmes qui ont choisi la mer], 2021 (traduction libre)1

Du XVIe au XIXe siècle, des millions d’êtres humains ont été soumis à l’horrible trajet transatlantique de la traite des esclaves. Enchaînés dans les ponts inférieurs des navires, des gens africains étaient transportés telles des marchandises par des esclavagistes britanniques et européens vers les Amériques et les Antilles. Ces événements ont causé des traumatismes, qui se sont transmis au fil des générations ; la psyché collective de toute la descendance diasporique africaine y prend racine.

L’artiste installé au Québec Stanley Wany présente sa propre acceptation de ce patrimoine. Surtout connu pour ses bandes dessinées romanesques, il relie dans cette exposition les conditions à bord des navires à la segmentation sociétale qui a lieu aujourd’hui, au sein de la descendance vivante des gens enlevés. 

Dans l’installation multimédia de Wany, un enregistrement vidéo immersif des vagues imprévisibles de l’océan Atlantique est joint à des représentations sculptées approximatives des compartiments dans lesquels étaient entreposés des êtres humains sous le pont des navires négriers. Une œuvre sur papier à techniques mixtes, avec son lavis onirique en tons de noirs et de blancs d’où émergent et disparaissent des personnages, rappelle la dislocation engendrée par ces identités, ces histoires, ces ancêtres perdus.

Une quantité démesurée de gens de communautés provenant de la diaspora africaine habite aujourd’hui dans des projets d’habitations de grande hauteur. Ils sont entassés les uns sur les autres dans leurs appartements, comme dans les cales des navires négriers. En montrant la corrélation entre ces systèmes spatiaux et hiérarchiques, Wany provoque et encourage une large gamme de réflexions (émotives, intellectuelles, physiques) sur les conditions diasporiques et les effets résiduels de la violence et du mal.

1 Ashley Parks, In Memory of Those Who Chose the Sea, 2021. Retrieved online November 1, 2021, https://www.ashleyparks.com/parkspoetry/in-memory-of-those-who-chose-the-sea (NB, please make FOOTNOTE 1 in separate French text)


L’artiste reconnaît le soutien du Conseil des Arts du Canada.

Cette exposition a été réalisée avec le soutien de la Ville d’Ottawa, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts du Canada, ainsi qu’avec l’appui de la Fondation RBC auprès du programme Connect : Programme de mentorat pour les artistes de la GAO.

Stanley Wany, For those who chose the sea [À ces âmes qui ont choisi la mer] (détail), 2021, Installation vidéo, sculpture en bois et peinture-illustration aux techniques mixtes sur papier Stathmore, 100,6 cm x 457,2 cm. Avec l’autorisation de l’artiste.

Émylie Bernard à la Galerie de l'UQAM

Emylie Bernard

11 février 2022 - 9 avril 2022

Vernissage : 10 février 2022, 17 h 30

L’exposition d’Émylie Bernard se déploie autour des stratégies utilisées par l’artiste pour faire avec son diagnostic de trouble d’anxiété généralisée. Examinant les origines, les causes, les symptômes et les traitements de cette forme de détresse subjective, elle en explore le pouvoir créateur à travers la vidéoperformance, le dessin, le cyanotype, l’écriture et les rituels méditatifs. La vidéoperformance, chanter dans mon lit, présente l’artiste qui chante dans son oreiller des chansons de pop féminine pour s’aider à se concentrer sur sa respiration défaillante lors de moments d’angoisse élevée. Elle s’est filmée toutes les fois où elle a dû passer par ce rituel, cumulant les heures chantées. L’artiste puise ainsi à même son anxiété pour lui donner forme, sans la détourner ou la dissimuler. À travers une démarche introspective, humble et sensible, elle transforme son mal-être en quête agentive.

Le lit est le lieu de toutes les vulnérabilités où l’artiste trouve refuge à l’abri de la menace des autres. Il est évoqué dans plusieurs artéfacts de performances et d’œuvres, notamment dans la collection, qui est constituée de la literie de l’artiste. L’ambiance intime et domestique de l’exposition invite à l’intériorité et au ressenti. Dans faire avec, Émylie Bernard transpose son expérience sensible et ses recherches sur l’anxiété qu’elle partage dans une pratique empreinte d’une fragilité assumée.

Émylie Bernard est originaire de l’Outaouais/Anishinabewaki. Elle complète une maitrise en arts visuels et médiatiques et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM avec une spécialisation en art et technologies de l’Université d’Aalborg au Danemark. Elle a été récipiendaire de la Bourse de soutien à la réussite de la Fondation de l’UQAM en 2020, et de la Bourse de la Fondation McAbbie en sculpture en 2012. Elle a pris part à plusieurs expositions collectives et évènements de performances au Québec, comme le projet des Manigances de Péristyle Nomade (2016), la Rencontre interuniversitaire de performance actuelle (RIPA, 2015), et Fait Maison (2013). Émylie Bernard est également travailleuse culturelle depuis plusieurs années. Elle vit et travaille à Montréal/Tiohtià:ke/Mooniyang.

emyliebernard.com

Martine Chartrand, De source africaine à la Cinémathèque québécoise

Mon premier ami, 2020

Peintre, dessinatrice et cinéaste d’animation, Martine Chartrand présente son projet de fin de maîtrise en arts visuels et médiatiques dans une exposition où dessins, peintures et films se répondent. Dans De source africaine, l’artiste québécoise d’origine haïtienne revisite des figures oubliées de l’histoire des Noir·e·s au Québec qu’elle fait renaître à coups de pinceau ou de fusain. Elle célèbre la mémoire d’Olivier Le Jeune, de Marie-Josèphe-Angélique, de Mary Ann Law Guilmartin, de Frank Randolph Macpherson et des membres de la famille Amos qui s’animent sous différentes formes plastiques et en mouvement.

Née à Montréal, Martine Chartrand obtient un baccalauréat en arts visuels à l’Université Concordia en 1986 et un certificat en enseignement des arts à l’UQAM en 1988. Elle est d’abord peintre-illustratrice, travaillant pour des sociétés de production, créant des affiches de festivals, enseignant et participant à des expositions au Canada et en Europe. Elle débute dans le domaine de l’animation comme coloriste et conceptrice de décors. En 1992, elle réalise un premier film d’animation à l’ONF, T.V. Tango, gagnant de plusieurs prix internationaux. En 1994, boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, elle entame un stage de perfectionnement en Russie auprès d’un des maîtres de l’animation de peinture sur verre, Alexandre Petrov. Lors de ce séjour, elle collabore à la préparation et à la traduction du projet de court métrage Le vieil homme et la mer, qu’Alexandre Petrov réalise au Canada, pour les Productions Pascal Blais. De retour au Canada, Martine Chartrand collabore également au développement de ce film d’animation.

En 2000, Martine Chartrand réalise, toujours à l’ONF, son deuxième film d’animation, Âme noire/Black Soul, animé directement sous la caméra en utilisant la technique de peinture sur verre. Ce film, qui retrace, en images et en musique, de larges pans de l’Histoire des peuples noirs, remporte 23 prix internationaux, dont le prestigieux Ours d’Or de Berlin en 2001, et le Jutra du meilleur film d’animation en 2002. Dans la foulée de ce succès, Martine Chartrand donne des conférences, des classes de maître et des ateliers de peinture sur verre en Corée du Sud, en Italie, à Cuba, au Brésil, aux États-Unis et au Canada.

Son troisième film, MacPherson, s’inscrit dans la continuité d’Âme noire/Black Soul, tant sur le plan thématique que sur le plan technique, puisant dans l’Histoire et la diversité musicale pour faire éclore une poésie métissée et évocatrice. Le film remporte plusieurs prix internationaux dont le Prix du meilleur court métrage et le Prix du public pour le meilleur court métrage canadien au Festival des films du monde de Montréal 2012.

De source africaine est présenté à la Cinémathèque québécoise du 3 juin au 25 juillet 2021.

https://www.cinematheque.qc.ca/fr/expositions/de-source-africaine/

Maryam Eizadifard, récipiendaire de la Résidence Intersections, première édition 2021

Nouveau partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM et le centre d’art contemporain OPTICA : Résidence Intersections  

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) de l’UQAM sont heureux d'annoncer que Maryam Eizadifard est la récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, première édition 2021. 

Maryam Eizadifard s’intéresse aux notions d’espace et de temps, inhérentes à l’immigration et au déracinement. Elle explore la nature transitoire des lieux et leur impact sur la mémoire et le corps. Ces expérimentations nourrissent le concept de « ville-corps » qu’elle a développé. Dans le cadre de la résidence, Eizadifard compte poursuivre sa réflexion sur le mouvement migratoire et le statut d’immigrante, inspirée de ses explorations sur la psychologie du corps en relation avec l’espace et le corps en tant qu’espace habité et perçu comme une géographie. 

Le jury de cette année, présidé par Iulia-Anamaria Salagor, chargée de projets – diversité culturelle dans les arts du Conseil des arts de Montréal, était composé de Romeo Gongora, professeur à l‘ÉAVM, Marie-Josée Lafortune, directrice du centre d’art contemporain OPTICA et de la commissaire Mariza Rosales Argonza. 

La Résidence Intersections de recherche, création et diffusion récompense des artistes émergent.es, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et récemment diplômé.e.s de la maîtrise à l’ÉAVM. 

Pour plus d'informations sur la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, veuillez consulter le site: https://eavm.uqam.ca/babillard/appel-de-candidatures-intersections-residence-de-recherche-creation-et-production/ 

LIENS UTILES 

Site web de Maryam Eizadifard 
http://maryamizadifard.com 

Étudier à l'ÉAVM 
https://eavm-m.uqam.ca 

Conseil des arts de Montréal 
https://www.artsmontreal.org/fr 

OPTICA, centre d'art contemporain 
http://www.optica.ca 

La Maîtrise en arts visuels et médiatiques

Située au cœur de la vie culturelle montréalaise, la Maîtrise en arts visuels et médiatiques propose un enseignement spécialisé en recherche-création et recherche-intervention menant au M.A. et éventuellement au doctorat. Le programme favorise les échanges entre milieux académique et professionnel grâce à des séminaires et conférences réunissant artistes, théoriciens, commissaires et spécialistes de la didactique et des théories en art.

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