
11 février 2022 - 9 avril 2022
Vernissage : 10 février 2022, 17 h 30
L’exposition d’Émylie Bernard se déploie autour des stratégies utilisées par l’artiste pour faire avec son diagnostic de trouble d’anxiété généralisée. Examinant les origines, les causes, les symptômes et les traitements de cette forme de détresse subjective, elle en explore le pouvoir créateur à travers la vidéoperformance, le dessin, le cyanotype, l’écriture et les rituels méditatifs. La vidéoperformance, chanter dans mon lit, présente l’artiste qui chante dans son oreiller des chansons de pop féminine pour s’aider à se concentrer sur sa respiration défaillante lors de moments d’angoisse élevée. Elle s’est filmée toutes les fois où elle a dû passer par ce rituel, cumulant les heures chantées. L’artiste puise ainsi à même son anxiété pour lui donner forme, sans la détourner ou la dissimuler. À travers une démarche introspective, humble et sensible, elle transforme son mal-être en quête agentive.
Le lit est le lieu de toutes les vulnérabilités où l’artiste trouve refuge à l’abri de la menace des autres. Il est évoqué dans plusieurs artéfacts de performances et d’œuvres, notamment dans la collection, qui est constituée de la literie de l’artiste. L’ambiance intime et domestique de l’exposition invite à l’intériorité et au ressenti. Dans faire avec, Émylie Bernard transpose son expérience sensible et ses recherches sur l’anxiété qu’elle partage dans une pratique empreinte d’une fragilité assumée.
Émylie Bernard est originaire de l’Outaouais/Anishinabewaki. Elle complète une maitrise en arts visuels et médiatiques et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM avec une spécialisation en art et technologies de l’Université d’Aalborg au Danemark. Elle a été récipiendaire de la Bourse de soutien à la réussite de la Fondation de l’UQAM en 2020, et de la Bourse de la Fondation McAbbie en sculpture en 2012. Elle a pris part à plusieurs expositions collectives et évènements de performances au Québec, comme le projet des Manigances de Péristyle Nomade (2016), la Rencontre interuniversitaire de performance actuelle (RIPA, 2015), et Fait Maison (2013). Émylie Bernard est également travailleuse culturelle depuis plusieurs années. Elle vit et travaille à Montréal/Tiohtià:ke/Mooniyang.







