Leyla Abdelbaki-Majeri

Transposition des pratiques du jardin et de l'installation : une pensée spéculative de la sculpture se déployant au sol

Le travail de la jardinière consiste à creuser et à sonder plusieurs aspects de la matière, en tenant compte des besoins de celle-ci pour croître, des types de relations bénéfiques à la vie et du rôle que la mort doit parfois y jouer. Bien que ma pratique en atelier s'engage, quant à elle, dans une tout autre relation avec la matière, un rapport de réciprocité subsiste, menant sciemment à une perte de maîtrise et par conséquent à des résultats imprévisibles. Dans l'activité artistique tout comme dans celle du jardinage, la distinction entre le geste de cultiver et l'objet cultivé s'estompe à mesure que l'on s'attarde à saisir l'esprit d'une chose qui nous échappe et nous surprend. Ce mémoire tente de faire le pont entre deux pratiques qui de manière distincte et à échelles différentes, me conduisent à renégocier ma façon d'appréhender la matière et de voir le monde.

MOTS CLÉS : animation 16mm, installation sculpturale, jardin, plantes, nature et culture, écologie, réciprocité, spéculation, trickster, récits fantastiques.

Directeur de recherche : Gwenael Bélanger

http://archipel.uqam.ca/id/eprint/12474