L'être de somme : exploration d'un univers fantasmatique par la représentation picturale de situations associant le travail de l'ouvrier et l'imaginaire mythique
Dans le cadre de cette maîtrise en arts visuels, je travaille à la production d'une série de tableaux présentant des saynètes narratives associant les thèmes du travail ouvrier et un imaginaire fantastique inspiré des clichés de l'imagerie ésotérique occidentale, évoquant l'inconscient collectif, la spiritualité et l'influence subconsciente de la sexualité sur l'existence. Pour rester cohérent avec l'esprit de mon travail pictural, les treize écrits proposés ici ont étés créés et regroupés selon un principe d'associations intuitives d'inspiration surréaliste, et sont organisés de façon à éviter tout discours explicatif linéaire. Alors que certains de ces textes renchérissent sur des éléments de vocabulaire visuel intrinsèques aux œuvres (Il y a des mains, des serpents, Chantier-labyrinthe-forteresse), ou tentent de situer dans l'histoire de l'art l'origine d'une certaine attitude dans la représentation picturale (Plus tard, raconter jusqu'à ce que sa langue sèche et tombe), d'autres prennent la forme de commentaires sur des situations réelles ou littéraires présentant une parenté de considérations avec mon travail (Œdipe au chevalet, Comme il serait terrible pour le paon..., L'homme invisible). D'autres encore sont des poèmes générés dans un esprit similaire à celui des tableaux (L'être de somme, 12h-12h30, le break apparaît...). Enfin, la nouvelle Nu la nuit, construite autour d'une anecdote autobiographique, montre comment mon approche de la création prend aussi racine dans la réalité concrète. Les récits, poèmes et proses présentés dans L'être de somme se rapportent donc de manière périphérique à ma peinture, entretenant avec cette dernière le même rapport de « proximité lointaine » qui préside à la réunion des différents éléments du langage visuel qu'on retrouve dans mes tableaux.
MOTS CLÉS : Narration, représentation, ésotérisme, ouvrier, surréalisme, chantier.
Directeur de recherche : Jean-Pierre Gilbert






