Danielle Raymond

La représentation du paysage comme regard critique sur les mécanismes de la mémoire et comme producteur de fictions, dans une pratique de l'installation vidéographique et sonore

Comment fonctionne la mémoire? Qu'est-ce qui influence son fonctionnement? Où se logent les souvenirs autobiographiques? Quelle place occupe l'image dans le rêve et la rêverie? Ces questions habitent le mémoire en recherche-création intituléLa représentation du paysage comme regard critique sur les mécanismes de la mémoire et comme producteur de fictions, dans une pratique de l'installation vidéographique et sonore.

Ce texte retrace le parcours de ma pratique artistique qui a conduit à la réalisation du projet d'installation vidéo et sonore intitulée Paysage mobile, parce que... présenté à la Maison de la culture Pointe-aux-Trembles, en collaboration avec le Centre Multimédia de l'Est de Montréal, du 16 avril au 17 mai 2009.

La rédaction de ce mémoire-création fut une occasion de poser un regard rétrospectif sur deux « oeuvres clés » qui m'ont menée à la réalisation de ce projet. Dans un premier temps, je présente le rapport entre l'origine du questionnement, les idées et les concepts qui le sous-tendent. Dans un deuxième temps, j'aborde une réflexion sur le geste de récupération d'archives familiales et leur utilité en art. Comment faire vivre, revivre et survivre ces documents? Enfin, la présentation du projet d'exposition issu d'un travail d'«archéfiction », dont le terme est défini au chapitre trois, explore les notions telles que l'autobiographie, l'autofiction, la projection et le récit.

Cette pratique rejoint celle d'autres artistes en arts visuels tels Arthur Lipsett, Christian Boltanski, Michèle Waquant, Valérie Mréjen, Il en résulte des oeuvres où le temps, la mémoire individuelle et collective dialoguent dans l'espace de projection sonore et visuelle d'un triptype vidéo et d'une autre vidéo silencieuse dans laquelle un récit textuel se déroule.

Directeur de recherche : Mario Côté