Image du corps et du mobilier : pour une approche sculpturale de l'autoreprésentation et de la quotidienneté
Pour une approche sculpturale de l'autoreprésentation et de la quotidienneté, je transforme l'espace du site de l'exposition en un loft énigmatique et familier à la fois. Je prends en compte le réseau de fenêtres, j'en modifie l'éclairage et la couleur.
J'évoque, d'une manière allusive mais concise, des pièces d'une maison ou l'archétype des pièces d'une maison. Agissant comme loft, un coin chambre à coucher, un coin salle à manger, un coin salon sont mis en scène. Ils sont plus des effets de ces espaces qu'une description de ces espaces; ils restent flous, avec toutes sortes de contaminations de leur fonction.
J'utilise un éclairage théâtral et coloré, comme si chaque pièce avait son tempérament, son climat. Je fais parler les matériaux en les replaçant dans un contexte inusité et inattendu; ce sont des histoires racontées par les matériaux qui parlent d'abord, ensuite les objets du mobilier et les formes vaguement organiques.
Les objets sont rendus étrangers par leur intégration dans une syntaxe inattendue, difficile à décrire mais qu'on retrouve à plusieurs niveaux.
À partir de cette syntaxe, le spectateur peut se raconter des histoires à lui, mettre dans cette structure le vocabulaire qu'il veut.
Directeur de recherche : Claude Mongrain







