Être isadorable : étude soma-esthétique du corps en transformation et de l'autoreprésentation par une pratique récitalesque de l'art performance
Ma recherche-création explore le corps plus que dansant et ses représentations dans le but d’élaborer une oeuvre d’art performance récitalesque. La culture populaire de la danse et particulièrement la figure mythique d’Isadora Duncan (1877-1927) tracent les bases symbolique et esthétique de la proposition artistique. Construit à l’aide de la soma-esthétique de Richard Shusterman, une approche philosophique qui rallie le corps et l’esprit, la pratique et la pensée, ce texte d’accompagnement retrace un parcours d’expériences en trois temps : analytique, pragmatique et pratique. Il s’attarde d’abord à décrire et à commenter la construction de mon corps depuis l’enfance d’un point de vue personnel et artistique, puis sous l’angle de différentes conceptions théoriques comme l’autorité somatique et la reprise de pouvoir. Inspirée de l’écriture diaristique, la deuxième section engage un processus d’écriture performative où le développement de diverses méthodes, disciplines corporelles et explorations matérielles mènent à l’élaboration d’un lexique des éléments pouvant servir à la composition d’un programme. Enfin, se réclamant d’une vision micropolitique, l’oeuvre Être isadorable redéfinit le sens du récital comme forme performative se situant au carrefour de la performance-conférence et du rituel. Être isadorable propose une manière différente de raconter et de rencontrer.
MOTS CLÉS : corps, transformation, soma-esthétique, danse, performance, récital, rituel, autoreprésentation, alter ego, Isadora Duncan (1877-1927)
DIRECTION : Anne-Marie Ninacs
LIEN ARCHIPEL : http://archipel.uqam.ca/id/eprint/17180







