[Exposition de fin de maîtrise]
Du 17 au 21 octobre

« Trois années se sont écoulées depuis ma première rencontre avec les fleurs de zinnia et j’ai le sentiment d’être à la fois différente, comme étrangère à moi-même, et en même temps plus intimement mêlée au monde, comme si la frontière entre le dedans et le dehors disparaissait progressivement et que je pouvais me prolonger au-delà de mon enveloppe corporelle. En acceptant le risque d’être transformée par l’autre, la rencontre, aussi délicate soit-elle, devient dès lors possible. M’ouvrant à tout ce qui – au-delà de l’humain - constitue les mailles du monde environnant, je tente de créer des alliances, de tendre vers une extériorité que je ne domine pas. Sans autre projet que de persévérer dans leur raison d’être, les zinnias m’ont invitée à les rejoindre dans leur aventure collective, à créer sur un mode qui puisse laisser la place à des formes de vie singulières et à des expériences multiples, déployer des métamorphoses et engendrer de nouvelles identités. Aujourd’hui, sans avoir besoin de prouver quoi que ce soit, avec cet engagement du corps tel que l’intention disparait, nous continuons d’avancer ensemble dans l’incertitude, en espérant des devenirs joyeux et florissants.
À propos du Cycle délicat
En 2020, j’ai amorcé un cycle de création s’inscrivant dans une logique événementielle, sorte de laboratoires d’attention dans lesquels je propose d’explorer les relations avec l’autre végétal par le biais de performances participatives de longue durée. C’est à partir de mes rencontres avec les végétaux, en me laissant instruire par leurs corps, en regardant et en écoutant le monde avec eux et en restant attentive à ce qui se produit au-delà, en deçà du langage, que j’ai créé les trois premiers évènements du Cycle délicat : Invitation à la douceur (2020), Amortir la chute (2021), Détachement (2022). Ma recherche-création se poursuit avec L’expérience de l’intime (2023). L’approche méthodologique de ce cycle qui s’échelonne sur un temps long repose sur l’interdisciplinarité ainsi que sur l’expérience du terrain et propose de faire appel autant aux savoirs botaniques, à la philosophie du végétal, aux pratiques d’observation et d’attention présentielle, au sens du performatif et à la coopération comme processus et dispositifs de création et de co-création. »
Horaire d'ouverture de la galerie
- Mardi 17 octobre : 13h à 18h
- Mercredi 18 octobre : 13h à 18h
- Jeudi 19 octobre: 13h à 19h
- Vendredi 20 octobre: 13h à 19h
- Samedi 21 octobre : 12h à 16h







