Date et heure : 5 au 9 mars de 12h à 18h. Finissage le 9 mars de 15h à 18h.

Communiqué
«Cette histoire débute par l’expérience d’un lieu. Un lieu d’interstice entre la ville et le fleuve. Sur les berges à Verdun, je déambule parmi les espaces en friche. Mon tracé se laisse guider par les bifurcations des lignes de désir des corps en mouvement. Le monde végétal devient mon espace de refuge. Par la prolifération de leurs motifs, les corps-matières qui y cohabitent donnent vie à des récits où les frontières se dissolvent. D’étranges fictions en peuplent mes visions.
Afin d’imaginer de nouveaux mondes qui s’écartent de la norme, j’explore la peinture comme un lieu d’expériences nouvelles où la désorientation nous invite à interroger nos manières de voir. Par mes abstractions déviantes, je pars à la découverte de la nature incertaine de l’art. Je puise dans ses motifs pour créer des structures inédites inspirées du monde végétal. J’y jardine des possibles en explorant les potentialités matérielles de la peinture où mes gestes spéculent des agencements entre les matières, les formes et les couleurs. Elles se rencontrent et se métamorphosent au gré de mes fictions dans cet étrange nouveau monde où tout semble exister dans un même espace-temps. Le motif du jardin précaire me sert à tisser des récits non reconnus de l’expérience queer pour imaginer une écologie de la différence. Des histoires où savoirs et sensibilités s’allient dans une redéfinition des frontières entre les corps qui cohabitent. En décentrant les regards, qu’est-ce que la peinture donne à voir?»
Jacinthe Marcoux-Derasp
Sujet de recherche
Des jardins précaires : création d'espaces fictifs en peinture comme lieu de rencontre avec l'altérité par une approche écoféministe du savoir-faire
Direction de recherche : Christine Major.







