Exposition organisée dans le cadre du séminaire Art, écologie et féminisme
Portes-ouvertes | Programme de maitrise en arts visuels et médiatiques
Horaire : mercredi 22 et jeudi 23 octobre de 12h à 17h, samedi 25 octobre de 12h à 17h
Les réflexions écologiques et féministes occupent aujourd’hui une place centrale dans les pratiques de l’art actuel. L’essor de l’intersectionnalité, en tant que méthode critique des systèmes de domination — qu’ils soient capitalistes, patriarcaux ou coloniaux — ouvre des perspectives de dialogue entre diverses luttes sociales. Cette approche permet de mieux saisir les causes systémiques de la crise écologique à l’ère de l’Anthropocène. Paul Ardenne (2019) met en évidence la capacité de l’art à agir face au désastre environnemental. Dans cette continuité, les perspectives féministes et intersectionnelles participent à une redéfinition du rôle de l’art, non seulement comme espace de représentation, mais comme outil de résistance et de transformation sociale.
Les personnes étudiantes réunies dans cette exposition tissent, à la manière des jeux de ficelles évoqués par Donna Haraway, des liens entre écologie, féminisme et intersectionnalité. Leurs démarches interrogent les dimensions éthiques et esthétiques de ces postures critiques, tout en explorant la contribution spécifique de la recherche-création à ces débats contemporains.
Certaines œuvres présentées abordent la corporéité des savoirs vivants comme une critique des formes de connaissance dites « objectives » et universelles, afin de proposer des modes de savoirs incarnés, situés et en mouvement. D’autres explorent la spéculation et la fiction comme outils critiques et poétiques pour imaginer des territoires de résilience partagée. Les questions esthétiques liées à la représentation, à l’image et à la culture occupent également une place importante. Elles convoquent des gestes et des imaginaires issus des contre-cultures, des pratiques alternatives et des marges.
Au cœur de cette exposition collective, les notions de rencontre, de soin et d’émancipation traversent les œuvres présentées. Ensemble, elles dessinent les contours d’une écologie des pratiques — au sens proposé par Isabelle Stengers — où l’art de prendre soin, de renouer avec le vivant et de réinventer des récits devient une forme d’engagement critique et sensible.
Professeure commissaire : Andrée-Anne Dupuis Bourret
Personnes étudiantes : Gilliane April, Phanie Bernier, Lilou Crosson, Zélie Delespierre, Marie Di Caro-Debizet, Nathalie Guilloux, Guillaume Harvey, Roxane Lafrance, Marie-Pierre Lortie, Gloria Pépin-Schippers, Cathy Wong







