Du 13 au 18 mai 2025, de 12h à 18h
Vernissage le 13 mai entre 17h et 19h

Pavillon Judith-Jasmin, CDEx : Local J-R930
405, rue Sainte-Catherine Est
« Quelle serait la voix, la sonorité de cette vie intérieure qui motive le mouvement du corps? C’est quoi le silence du mime? Je souhaite convier le spectateur à entrer figurativement à l’intérieur de la tête d’une personne en état de songe. Comment marier images, sons et paroles pour représenter le mouvement de la pensée?
M’ont guidé dans mon parcours à la maîtrise, le désir de faire du théâtre à travers les arts visuels et médiatiques et trouver les mots, dans l’exercice de rédaction d’un mémoire, pour évoquer ce qui se dit avec le corps. Trouver les mots, sans qu’ils ne prennent la place centrale qu’occupe le silence. Parce que beaucoup plus que ce qui est dit, c’est l’éloquence du non-dit qui m’intéresse.
Nourrie par un baccalauréat en photographie, c’est toutefois sur ma formation en mime corporel decrouzien que je fonde ma recherche actuelle et ma façon d’aborder le corps. Depuis une vingtaine d’années, j’apprends et pratique ce langage du corps raffiné, syntonisé sur l’imaginaire et la pensée, qui se base sur une technique rigoureuse d’analyse du mouvement et du corps dans l’espace. Le mime decrouzien est éminemment philosophique; il mène à une appropriation de sa personne physique, son étude nous invite à habiter notre corps. Il exacerbe également la sensibilité aux détails de l’expressivité de celui-ci. J’investis mon approche de cette attention minutieuse. Comment donc, par la photographie et la vidéo, représenter le mime? Ou comment faire œuvre de ce passage d’un art vivant à un art visuel? »
Catherine Asselin-Boulanger
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Sujet de recherche : Mise en jeu de l’expérience intérieure du corps dans une pratique vidéographique et photographique
Direction de recherche : Manon De Pauw, co-direction Claire Savoie
Mots clés : mime, expérience intérieure, affect, sensation, seuil, mise en jeu, imprévu, baroque, drapé, érotisme, théâtralité







